Naissance

La petite Julie est arrivée... en voici la couverture.
La gourmande n'a pas su résister à son dessert favori la mousse au chocolat.
Comme les auteurs d'ailleurs...
à bientôt avec une page entière à lire


projet 7

à voir en ligne le projet 7 qui regroupent des auteurs et des illustrateurs jeunesse pour créer des albums illustrés, et auquel je participe...

http://projet7.canalblog.com

sur le thème : cuisine et gourmandises.


Câlin Câlinou

Câlin Câlinou,
Mon toutou, mon tout doux,
Câlin Câlinou,
Quand tu lèches ma joue,
Que tu sautes sur mes genoux
Et mets ta truffe dans mon cou.
Câlin Câlinou,
Mon chien roux, mon doudou,
Câlin Câlinou,
Tu me fais des coucous,
On se roule dans la boue
Et quand je doute de tout,
Je peux te faire des bisous
A toi mon toutou, mon voyou,
Mon tout doux.
Mon câlin câlinou
Que j’aime, je l’avoue,
Comme un fou !

Atelier lecture de contes

RDV 4 Avril 2009 à 16H30
A Chartres au Foyer Culturel de Baulieu (Plan d'accès)
Atelier lecture de contes avec Cécile Hebrard
(professionnelle de la petite enfance)
organisé par l'association Taouret
que vous pouvez retrouver sur :
http://taouret.over-blog.com



La vache à cloche-pied

Une vache dans un pré
S’en allait, s’en revenait.
Une vache dans un pré
S’en allait à cloche-pied
Car une guêpe énervée
Au mollet l’avait piquée.
Cette vache dans son pré
S’en allait, s’en revenait
Car elle avait, c’est insensé,
Peur de se faire soigner.
Cette vache dans son pré
S’en allait donc à cloche-pied
Car son mollet
Etait terriblement enflé
Et férocement la brûlait.
Mais l’entêtée pensait
Que rien ne pouvait
La soulager.
Cette vache dans son pré
S’en alla, et s’en revint donc
Tant et tant à cloche-pied
Que, finalement épuisée,
Elle trébucha dans les barbelés,
Elle se releva boursouflée,
Egratignée, contusionnée,
Et toute traumatisée.
Mais, il faut bien l’avouer,
Elle ne pensait plus ni à son mollet
Ni à la guêpe énervée
Qui l’avait piquée.

Joyeuses fêtes de fin d'année
à tous nos internautes préférés !!!
et nombreux...




Le caleçon du père noël

Est-il court ou très long ?
Jaune citron ou bien marron ?
En nylon ou en coton ?
Mais de quoi parle-t-on ?
Du caleçon du père-noël voyons !
Allons, allons dit tonton Léon
En se grattant le menton,
J’ai vu de mon balcon,
J’ai vu le père-noël faire le dos rond
Pour déposer dans vos chaussons
Un camion, un poupon et un clairon
Sous le sapin du salon;
Et ce que j’ai vu dépasser de son pantalon…
C’est un caleçon…
Un caleçon…
-Avec des caméléons, des lions et des mouflons ?
-Avec des anges blonds, des cupidons ?
-Avec des carrés et des ronds ?
-Avec des papillons et des dragons ?
-Ou bien des dragons avec des nœuds papillon ?
Non, non, non !
J’ai vu dépasser de son pantalon
Un caleçon à boutons
En polaire ou en molleton
Un caleçon rose bonbon
Avec des moutons gloutons
Ho, ho, ho c’était vraiment mignon !

Sont-elles laides ou très belles ?
En tergal, en dentelle ou en flanelle ?
Rouge vif ou bleu pastel ?
Mais de quoi parle-t-on ?
Des bretelles du père-noël voyons !



Socière en herbe

Pour faire une soupe de sorcière
Il faut une soupière,
Quatre feuilles de lierre,
Huit grosses pierres ,
Et un rat mort hier.
Mais ça ne vaut pas…
Ça ne vaut pas le chocolat.
Pour faire une soupe moisie
Il faut une chauve-souris,
Une pointe de pili-pili,
Un œuf pourri,
Un œil de cafard gris.
Mais c’est bien moins bon…
C’est bien moins bon que les bonbons.
Pour faire une soupe d’araignées
Il faut une toile à peine filée,
La bave d’un crapaud écorché,
Des pattes de tritons pilées,
Et un grain de café.
Mais c’est moins léger…
Bien moins léger que la crème fouettée.
C’est marrant les recettes des sorcières
Mais ça n’a pas le succès
De la crème pâtissière
De ma mémé adorée.
Parce qu’il faut l’avouer
J’ai un secret :
Ma mémé est une fée,
Elle sait préparer
Mon velouté préféré,
Le riz au lait,
Et les éclairs au café,
Et puis mémé…
A un aspirateur pour tout dépoussiérer
Parce que les balais…
C’est drôlement démodé !!!!!!


Les Voyelles des sorcières

A-E-I-O-U
Ha, ha, ha
La sorcière a un trou dans ses bas
Hé, hé, hé
Un long poil sur le nez
Hi, hi, hi
Une haleine de chauve-souris
Ho, ho, ho
Elle cache sa baguette dans son dos
Hu, hu, hu
Une araignée pend de son fichu
A-E-I-O-U
La sorcière a une verrue
A-E-I-O-U
Sur son long nez crochu
A-E-I-O-U
Garde-toi de l’avoir vue !


Lili l'hirondelle

Le printemps est arrivé
Et avec lui la course au trophée.
Regroupées sur un fil haut perché,
Les hirondelles discutent vivement
De cet évènement.
C’est moi, dit Airelle,
La plus dodue des hirondelles,
Qui cette année, ai annoncé
L’arrivée du printemps la première.
A moi la couronne de lumière !
Certes non, répond Pimprenelle,
Plus fort que vous autres j’ai chanté
Les louanges de la nouvelle année
J’en suis réellement fière !
C’est donc à moi que revient le trophée.
      Et Lili sourit …
Je vous ai rassemblées
Pour notre départ l’an dernier,
Il serait juste piaille Mirabelle
Que je sois récompensée
Comme la meilleure ouvrière.
      Et Lili sourit …
Si le soleil de printemps
Brille autant
Se vante Isidore,
Il le doit à ma voix de ténor
Qui le fait resplendir haut et fort.
      Et Lili sourit …
Que nenni rugit Rudy
Si le soleil rit
C’est parce que mon vol érudit
Le comble et l’étourdit,
A moi de boire le calice rempli
De victoire jusqu’à la lie.
      Et Lili sourit …
Lili sourit…
Parce que sous son aile
De petite hirondelle
Bat, tout contre elle,
Le cœur de la plus belle,
Un petit cœur nouveau né
Tout contre son duvet serré.
      Et Lili sourit …
Parce qu’une petite voix lui dit
Que le plus beau des trophées,
Celui que rien ne peut égaler,
C’est elle qui l’a remporté
Et que désormais
Tous les soleils de l’année
Auront la même intensité,
La même beauté !
      Lili sourit
Peu lui importe qu’une hirondelle
Fasse ou non le printemps
Puisque dorénavant
Ce sera tous les jours l’été
Dans son cœur de maman.


Léon le hérisson

C’est fort gênant,
Se dit un jour Léon
Le hérisson.
Mes piquants
Ecorchent tout le temps
Ceux qui, gentiment,
Veulent me caresser.
C’est décidé :
Je me rends chez Azalée
La coiffeuse des cas désespérés !
Et Léon
Quitta ses chaussons,
Son salon,
Et prit son camion
Pour se rendre rue Balafon
Afin de se faire une beauté.
Mais lorsqu’il dit à Azalée
Qu’il voulait des bouclettes
Elle dit non de la tête.
Lorsqu’il évoqua une mise en plis
Elle fit grise mine aussi.
Une permanente ?
Quelle idée démente !
Et pourquoi pas des anglaises ?
Azalée tomba de sa chaise.
Mais enfin, Léon,
Dit-elle en plissant le front,
Bouclettes ou non,
Même si tu mets un chapeau melon
Et un nœud papillon
Tu resteras un hérisson.
Tu as des piquants dehors ?
Et alors ?
Tu as dedans un cœur en or
Un cœur tout tendre, tout bon,
Un cœur de gros bonbon.
Moi je le sais bien
Dit-elle d’un air coquin.
Et en faisant bien attention
De ne pas se piquer
Elle lui donna un doux baiser
Sur le bout de son nez.


J’aime les gâteaux, les bonbons,
Les confitures et la crème de marron.
Papa dit que ce n’est pas bon
Qu’il vaut mieux manger du saucisson.
Maman dit que ce n’est pas bon
En préparant la soupe au potiron.
Moi, j’aime les gâteaux, les bonbons,
Les meringues et les macarons.
Et quand je vois les nuages tous ronds
Je me demande quel goût ils ont.
Je n’aime ni l’école, ni les leçons,
Ni les mathématiques, ni la biologie.
J’aime les gâteaux couverts de bougies,
Les glaces à la chantilly et les sucreries.
Papa dit « gare aux caries » !
Et maman préfère que je mange des fruits.
Mais moi j’aime mieux les bonbons,
Le miel de lavande et le caramel qui fond.
Et quand je vois les nuages tous ronds
Je me demande quel goût ils ont.
Je n’aime ni l’orthographe, ni la logique,
Ni le dessin, ni la musique.
J’aime tout ce que l’on mastique
Du pain d’épice à la gomme arabique.
Et quand je serai un grand garçon
Je ne serai ni conducteur de camion,
Ni ingénieur, ni maçon,
Je serai marchand de bonbons.
Je vendrai aux enfants bruns et blonds
Des barbes à papa au citron
Découpées dans des petits nuages tous ronds.


Je suis garagiste,
Ni chimiste, ni pompiste,
Docteur des moteurs fantaisistes.
Si ta voiture résiste
Et fait des « crac, boum, …ist »
Je l’inscris sur ma liste
Avant qu’elle soit hors piste.
Si elle fait des « crac, boum, …ist »
Et que l’embrayage se désiste,
Je la répare comme un artiste,
Je bricole tout ce qui existe.
Avec moi plus de « crac, boum, …ist»
Plus de bruits alarmistes.
La moindre fuite, je la dépiste,
Je suis garagiste.
De la boite de vitesse, spécialiste.
Mais si d’aventure le problème persiste
Alors sois réaliste
Et transforme- toi en cycliste.


Une puce piquait
Sans jamais s’arrêter
Tous ceux qu’elle trouvait.
Elle piquait les chiens,
Les lémuriens, les vauriens
Et même une fois un martien.
Elle se délectait
De voir ceux qu’elle croisait
Se gratter.
Les chats, les rats,
Les chinchillas
Et même les maharadjas
N’y échappaient pas.
Et quel plaisir
D’entendre gémir
Les émirs et les vizirs.
Des guillis aux chatouillis
En passant par les gratouillis
Elle n’épargnait aucune énergie.
Un jour cependant
Elle piqua le bras blanc
D’un petit enfant
Qui, c’était étonnant,
Se grattait déjà férocement.
Elle le piqua en dessous du bras
Là où ça ne se voit pas
Mais ce qu’elle ne savait pas
C’est qu’il avait la varicelle.
Pendant un temps, la belle
Qui s’était gorgée
Du sang chaud et sucré
Rit jusqu’à en pleurer
De voir le marmot se gratter
Les fesses, le nez,
Et la plante des pieds
Derrière les genoux, les oreilles
Et entre les orteils.
Et puis ce fut à son tour
De gratter avec amour
Les boutons qui voyaient le jour
Sur ses pattes musclées
Et sa tête dépouillée.
Elle se gratta tant et si bien
Qu’elle jura par tous les chiens
Que plus jamais
Personne elle ne piquerait.
Et même pour un trésor,
Elle serait désormais herbivore.


Ah mais non !
Non de non !
Dit le ver de terre furibond.
Me voilà accroché à un hameçon
Pour servir d’appât aux poissons.
Quand je pense qu’encore hier
Mon occupation première
Etait d’aérer la terre
Pour faire de l’air
Aux haricots verts
Et aux pommes de terre.
Ah mais non !
Non de non !
Je ne visiterai pas le ventre rond
D’un gros poisson !
Et d’un bond,
Le ver de terre furibond
Se détache de l’hameçon,
Passe sous le bec d’un héron,
Bouscule un hérisson,
Et s’en retourne vivre comme un patachon
A l’abri d’un gros potiron.


Une cerise se balançait
Se balançait, se balançait
Une cerise se balançait
Sur un cerisier
Un ver vint à passer
Et décide de la manger.
Un ver se balançait
Se balançait, se balançait
Un ver se balançait
Sur un cerisier
Un oiseau vint à passer
Et décide de le manger.
Un oiseau se balançait
se balançait, se balançait
Un oiseau se balançait
Sur un cerisier
Un chat vint à passer
Et décide de le manger.
Un chat se balançait
Se balançait, se balançait
Un chat se balançait
Sur un cerisier
Un chien vint à passer
Et décide de le manger.
Un chien se promenait
Se promenait, se promenait
Un chien se promenait
Sous un cerisier
Un enfant vint à passer
Et décide…de le manger ?
Mais non voyons !
De le caresser
Un enfant se balançait
Se balançait, se balançait
Un enfant se balançait
Sous un cerisier
Un enfant se balançait,
Et le chien à ses côtés.


C’en est assez dit un jour le moustique
Tout au fond de l’Afrique
Dés que je les pique
Les hommes font toute une gymnastique
Des mimiques,
Des gimmicks,
Des acrobaties pour le moins élastiques,
Et même si je m’applique
Ils mettent en place toute une mécanique
Pour m’écraser avec une tapette en plastique.
Je trouve que ce n’est pas comique
Il faut que je change de tactique !
Il chercha longtemps un déclic,
Mais rien ne vint de magique :
Il ne trouva pas de nouvelle tactique.
Alors il décida de fermer boutique
Remit les clefs à une tique
Et partit vivre chez les indiens d’Amérique.


De tous les ustensiles
Je suis bien le plus utile
Se venta un jour le couteau de cuisine
A la fourchette, sa voisine.
En voilà une histoire,
Lui répondit-elle
D’un ton rebelle.
Se sert-on d’un couteau
Pour manger des escargots,
Des petits pois ou des haricots ?
Guère plus que nous utilisons une fourchette
Pour beurrer un morceau de baguette.
Et s’il fallait couper une tranche de rôti
Avec vos dents si jolies,
Nous prendrions le soir, le repas de midi
Rétorqua le couteau un peu aigri
Et la querelle
S’amplifia de plus belle.
Lorsque l’heure du repas approcha
Nos ustensiles étaient toujours en plein débat.
L’enfant s’assit sur le petit banc
Devant une belle tranche de jambon blanc
Mais lorsqu’il voulut faire comme les grands
Et couper son jambon au lieu de mordre dedans
Le couteau furieux lui glissa des mains
Et la fourchette lui piqua le doigt.
Qu’à cela ne tienne,
L’enfant ne s’en offusqua pas.
Il saisit le pain
Qu’il rompit en un tournemain
Le remplit de sa tranche de jambon
Puis il se leva d’un bond
Mordit à pleines dents dans le pain blond
Et sortit jouer au ballon
Sous les yeux hébétés de nos deux furibonds.


J’ai dans mon bureau
Un petit escargot
Qui a peur de l’eau
Il regarde chaque jour la météo
Pour savoir si demain il fera beau.
La pluie qui ruisselle le long des carreaux
Lui met le moral à zéro,
Et jamais il ne s’approche du lavabo.
Souvent on parle dans son dos
« N’a-t-on jamais vu un escargot
Qui a peur de l’eau ? »
Mais moi qui suis si petit
Blotti tout au fond de mon lit
Lorsque tombe la nuit,
Moi qui guette jusqu’à minuit
Le moindre petit bruit
Je l’aime mon petit escargot
Car tout comme lui
Je sais que nous ne sommes pas tous des héros.


Une pomme haut perchée
Sur le plus grand pommier du verger
Déclara par une belle matinée d’été
Au soleil qui la regardait
Qu’elle ne mûrirait pas
Et de ce fait là,
En aucun cas ne servirait de repas.
Le soleil en fut consterné :
Sans nul doute il comprenait
Qu’elle ne voulait point être mangée
Mais à coup sûr les hommes diraient
Que si verte elle était
C’est parce qu’il n’avait pas assez brillé.
Il commença donc par l’implorer :
Son honneur en dépendait.
La pomme ferma ses oreilles
Non, elle ne serait pas vermeille !
Le soleil fit alors des merveilles,
Son éclat devint à nul autre pareil.
En vain, elle ne devint même pas rosée.
Le roi des astres qui était rusé
Se dit qu’à défaut d’intensité
Il fallait augmenter la durée
Il inventa donc sans regret
Les longues journées d’été
Mais plus il travaillait
Moins la pomme mûrissait
Et tout roi qu’il était
Il avait beau s’agiter, rien n’y faisait
Il se mit donc en colère
Et jura par tous les astres de l’univers
Que si son teint restait vert
Il mettrait la pomme par terre
Et elle deviendrait pomme de terre.
Pomme de terre ou pomme
C’est tout comme,
Quant on est vert nul ne nous consomme
Répondit-elle sur un ton économe.
Le soleil était au désespoir,
Il n’avait dans ses tiroirs
Plus rien que des idées noires.
Cependant, dans son cœur de géant
Se mit à pousser un étrange sentiment :
Cette petite pomme si entêtée
Décidément, il l’aimait.
Il aimait sa volonté,
Ses idées bien arrêtées,
Et le courage de celle qui les défendait.
Le soleil était amoureux
Et pour être encore plus heureux
Il voulut partager cette passion à deux
Il prit son courage à deux mains
Et sur un ton enfantin
Lui dit un beau matin
Un tout petit « je t’aime bien »
Ce fut instantané
Sans même y penser
La belle qui avait tant résisté
Devint rouge comme un baiser
Et l’enfant put enfin la croquer.